Auteur la commission Ecole de l'UFAL

École de la République

Le mariage de la carpe et du lapin

Lors de la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy avait prononcé à Angers un excellent discours sur l’école. Judicieusement conseillé par celui qui jouait alors le rôle d’éminence grise, Henri Guaino, Nicolas Sarkozy avait su s’adresser à l’opinion qui, en France, reste très attachée au modèle républicain. Dénonçant « l’hypocrisie du bac qu’on brade peu à peu », « l’hypocrisie des grandes écoles qui accueillent moins d’enfants d’ouvriers et d’employés aujourd’hui que dans les années 50 », « l’hypocrisie de l’école à deux vitesses », Nicolas Sarkozy avait rappelé l’école à ses fondements républicains et à sa mission qui est de transmettre à chacun le savoir qui permet d’acquérir l’esprit critique et d’exercer, comme le soulignait Robespierre, toutes ses facultés.
École de la République

Non aux suppressions de postes

Le mouvement d’opposition aux mesures annoncées par le ministère de l’Education Nationale ne cesse de prendre de l’ampleur. Ce mouvement n’est pas, comme Xavier Darcos aimerait s’en convaincre, l’expression d’on ne sait quelle angoisse inhérente à l’adolescence.
École de la République

Faut-il instaurer une sélection à l’entrée de la 6ème ?

Nos lecteurs et collègues ont peut-être lu la Lettre aux éducateurs, du président de la république, envoyée à domicile et à grands frais chez tous les enseignants, pour un coût d'environ 500 000 euros.... alors que le texte était sur internet et faisait déjà fleurir les commentaires perplexes ou courroucés. La moindre des critiques portant sur la somme gaspillée, qui eût certainement été mieux employée en bourses d'études, entretien de bibliothèques, et autres dépenses plus utiles.
École de la République

Les impostures du baccalauréat

Il est, dans la façon dont les médias traitent depuis quelques années le sujet du baccalauréat, une chose qui ne laisse pas d'étonner : le premier thème dont on parle, quand on parle du baccalauréat, c'est du marché qu'il génère. « Annabacs », produits pharmaceutiques aux vertus imaginaires, cours particuliers (nouvel arrivage, cette année, dans cette quincaillerie : le « coach »), le « bac », c'est d'abord un marché qui s'étend de plus en plus et qui semble chaque année un peu plus juteux.