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Le Salon de l’éducation a été créé par le ministre Allègre, celui dont les manifestations populaires ont obtenu la démission en mars 2000.
L’organisation en a été confiée dès le départ à la Ligue de l’Enseignement, association liée à l’empire de l’ex-FEN, et qui comprend entre autres la MAIF, la MGEN, la MRIFEN, la CASDEN (propriétaire du site Vousnousils), le SE-UNSA, et la CAMIF (rachetée récemment par des fonds de pension américains).

On reste sidéré devant la capacité d’invention de l’Education nationale pour imaginer les solutions les plus saugrenues aux problèmes tragiques qui se posent à elle. Pour lutter contre l’absentéisme scolaire, selon Le Figaro du 7 juin 2008, le lycée professionnel Louis-Lumière à Chelles en Seine-et-Marne vient de faire miroiter des places de cinéma gratuites aux élèves les plus assidus. Pourquoi ne pas envisager de leur verser un salaire, tant qu’on y est ?
Quand on a appris à marcher sur la tête, il devient difficile de tenir sur ses pieds.

Dans un entretien accordé le 12 juin au journal La Croix (Luc Ferry «La philosophie est très mal enseignée dans nos classes») Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale, se livre à une démolition en règle de l’enseignement de la philosophie en classes terminales des Lycées – dans les règles d’une rhétorique qui pour être fausse n’en est pas moins vulgaire, c’est-à-dire répandue dans l’opinion.

Le mouvement d’opposition aux mesures annoncées par le ministère de l’Education Nationale ne cesse de prendre de l’ampleur. Ce mouvement n’est pas, comme Xavier Darcos aimerait s’en convaincre, l’expression d’on ne sait quelle angoisse inhérente à l’adolescence.

Sans aucune concertation préalable, sans même avoir laissé le temps aux différents UFR concernés par la préparation aux concours d’examiner cette offre de formation au point que l’immense majorité des enseignants-chercheurs en ignore jusqu’à l’existence, l’IUFM de Créteil prétend imposer aux Universités de l’Académie la création d’un « Master des métiers de l’enseignement et de l’éducation » qui ne tient aucun compte des contraintes contextuelles et politiques ni des souhaits – maintes fois exprimés par les responsables des différentes disciplines – de préserver la dimension scientifique de la formation des maîtres. Une offre de formation qui ne tient aucun compte, pour couronner le tout, des besoins et des intérêts des candidats et des étudiants.

C’est au terme de nombreuses luttes laïques et féministes menées depuis 1989 par des collectifs de personnels de l’Éducation nationale, des mouvements et des associations que fut construit un rapport de force permettant d’obtenir le vote de la loi du 15 mars 2004. Cette loi interdit « le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ». Cette loi est devenue l’article L141-5-1 dans le Code de l’Éducation (C. E.) ; elle s’applique « dans les écoles, les collèges et les lycées publics ».

De plus en plus de signes religieux dans l’encadrement des sorties scolaires : ce n’est pas tolérable !