Résultat pour : Concours

École de la République

Suites de l’appel du 8 novembre : Réponse aux ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

L’Appel du 8 novembre, réuni en assemblée le samedi 17 janvier 2009, constate que les ministères concernés, dans leur communiqué du 15 janvier 2009, ont choisi de ne pas entendre les raisons du mouvement massif de refus qu’a suscité leur projet de réforme de la formation des enseignants et des concours de recrutement. En effet, loin de revenir sur la logique de leur politique, les deux ministres ont choisi explicitement de répondre - d’ailleurs très partiellement - aux seules demandes qui leur avaient été présentées par la CPU et par les organisations d’étudiants. Il est à espérer que ces deux destinataires manifestes du message ministériel ne se laisseront pas abuser par cet exercice de communication et de division de la communauté universitaire.
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Le mariage de la carpe et du lapin

Lors de la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy avait prononcé à Angers un excellent discours sur l’école. Judicieusement conseillé par celui qui jouait alors le rôle d’éminence grise, Henri Guaino, Nicolas Sarkozy avait su s’adresser à l’opinion qui, en France, reste très attachée au modèle républicain. Dénonçant « l’hypocrisie du bac qu’on brade peu à peu », « l’hypocrisie des grandes écoles qui accueillent moins d’enfants d’ouvriers et d’employés aujourd’hui que dans les années 50 », « l’hypocrisie de l’école à deux vitesses », Nicolas Sarkozy avait rappelé l’école à ses fondements républicains et à sa mission qui est de transmettre à chacun le savoir qui permet d’acquérir l’esprit critique et d’exercer, comme le soulignait Robespierre, toutes ses facultés.
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Lettre d’une prof en colère

Je suis un professeur d'histoire-géographie de 30 ans, enseignant dans un lycée d'Indre-et-Loire, non syndiqué et qui a fait grève pour la première fois de sa carrière cette année. Nous ne travaillons – comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs - " que " 18 heures par semaine devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 soit 45 heures hebdomadaires. Je suppose, qu'intérieurement, vous vous dites: " vous avez les vacances pour compenser ".
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Une leçon de philosophie ou un cours d’histoire des idées ? Réponse à Luc Ferry

Dans un entretien accordé le 12 juin au journal La Croix (Luc Ferry «La philosophie est très mal enseignée dans nos classes») Luc Ferry, ancien ministre de l'Education nationale, se livre à une démolition en règle de l'enseignement de la philosophie en classes terminales des Lycées – dans les règles d'une rhétorique qui pour être fausse n'en est pas moins vulgaire, c'est-à-dire répandue dans l'opinion.
École de la République

Un master « Métiers de l’enseignement et de l’éducation ? »

Sans aucune concertation préalable, sans même avoir laissé le temps aux différents UFR concernés par la préparation aux concours d’examiner cette offre de formation au point que l’immense majorité des enseignants-chercheurs en ignore jusqu’à l’existence, l’IUFM de Créteil prétend imposer aux Universités de l’Académie la création d’un « Master des métiers de l’enseignement et de l’éducation » qui ne tient aucun compte des contraintes contextuelles et politiques ni des souhaits - maintes fois exprimés par les responsables des différentes disciplines - de préserver la dimension scientifique de la formation des maîtres. Une offre de formation qui ne tient aucun compte, pour couronner le tout, des besoins et des intérêts des candidats et des étudiants.
Santé - Protection sociale

La Générale de Santé

Les prédateurs ont faim ! Que ce soit la Générale de santé, la Maréchale de bien-être, la Versaillaise des eaux, ou tout autre groupe privé bénéficiant de fonds publics, ce n’est jamais assez. Un palier est franchi dans la collusion entre intérêts privés et représentants du public : la droite décomplexée ne songe même plus à cacher son cynisme. Si les citoyens sont stupéfaits par la dénationalisation de ce qui nous appartient, la privatisation de nos biens communs, il faut qu’ils soient conscients que nous pouvons encore et toujours reprendre la main. Le privé fait du profit et pas de philanthropie. La laïcité économique c’est argent public pour le public…et ça devient urgent de s’y conformer.