L’Union des Familles Laïques exprime sa profonde indignation à la suite de la décision de reporter, une semaine avant la date prévue, l’examen en deuxième lecture au Sénat de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, adoptée en deuxième lecture par l’Assemblée nationale le 25 février dernier.
Initialement prévu du 1er au 3 avril, cet examen est désormais renvoyé au 11 mai, soit un décalage de plusieurs semaines décidé sans justification claire à la demande des deux rapporteurs LR, alors même que les travaux parlementaires étaient engagés et que les amendements avaient été déposés en Commission des affaires sociales.
Un report de trop
Ce nouveau report constitue un signal extrêmement préoccupant. Comme l’ont dénoncé plusieurs acteurs associatifs, il s’apparente à un « affront fait aux malades et à leurs familles » et à une entrave supplémentaire dans un processus législatif déjà marqué par les retards et les hésitations.
Pour l’UFAL, il est impossible de ne pas y voir une manœuvre politique visant à ralentir, voire à empêcher, l’aboutissement d’un débat démocratique pourtant attendu par une large majorité de citoyens.
Une attente forte des familles et de la société
Depuis plusieurs années, les familles accompagnent des proches confrontés à des situations de fin de vie douloureuses, souvent marquées par l’absence de réponse adaptée aux volontés exprimées.
Les travaux issus de la Convention citoyenne et les débats parlementaires ont montré l’aspiration claire de la société à une évolution du cadre légal permettant un meilleur respect de la dignité et de l’autonomie des personnes en fin de vie.
Reporter encore ce débat, c’est ignorer cette réalité vécue par des milliers de familles.
Une exigence de responsabilité politique
L’Union des Familles Laïques appelle solennellement le Gouvernement et le Sénat à mettre fin à ces atermoiements.
Le temps du débat a eu lieu. Le temps des expertises a eu lieu. Le temps des témoignages a eu lieu.
Il est désormais temps de décider.
L’UFAL demande :
- la reprise rapide de l’examen du texte, sans nouveau report ;
- l’inscription de ce débat dans une procédure permettant son aboutissement dans des délais raisonnables et avant la fin du quinquennat ;
- le respect des attentes exprimées par les citoyens, les familles et les patients. Pour une République fidèle à ses valeurs
En tant que mouvement familial laïque, l’UFAL rappelle que la liberté, la dignité et l’égalité doivent guider les choix publics, y compris dans les moments les plus intimes de l’existence.
Empêcher le débat ou le retarder indéfiniment revient à priver les citoyens de leur droit à une fin de vie choisie, accompagnée et digne.
L’Union des Familles Laïques continuera de se mobiliser aux côtés des acteurs engagés sur ce dossier et des familles pour que ce droit devienne enfin une réalité.