Grand débat national : mais où est le logement ?

Alors que les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la loi ÉLAN et les mesures budgétaires (baisse des APL, ponction sur la trésorerie des HLM, hausse de la TVA, Etc.) vont considérablement diminuer les capacités d’investissement des organismes HLM, les thèmes du grand débat national laissent de côté une difficulté majeure vécue par une grande partie de la population : le coût et la disponibilité du logement.

En effet, pour les familles et les citoyens, la part de leur budget consacrée au logement est une lourde charge qui ne cesse d’augmenter, et qui est d’autant plus importante que leur niveau de vie est faible. La diminution des constructions de logements sociaux va renforcer les problèmes du mal-logement puisque 1,3 million de familles sont en attente d’un logement social.

L’ensemble des acteurs économiques (FFB, Mouvement HLM) et civils (Fondation Abbé Pierre, association de locataires) alerte le gouvernement sur les effets négatifs de sa politique, que confirment les derniers chiffres publiés par le ministère.

Il faut un sursaut, car cette politique de diminution des aides mène droit dans le mur.

Nos propositions :

  • Mettre fin à l’inflation des loyers du secteur locatif privé notamment dans les zones tendues par une politique d’encadrement des loyers du parc privé ;
  • Encourager la production de logements abordables en relançant, en complément des aides personnelles au logement, des aides budgétaires à la pierre permettant de construire des logements à bas ou très bas loyers ;
  • Rendre l’accès au foncier plus économique, notamment dans les zones tendues, et en limitant les effets de la concurrence entre acteurs publics et privés ;
  • Mieux contrôler et évaluer les dispositifs de défiscalisation ;
  • Rétablir les dispositifs de soutien à l’accession sociale à la propriété ;
  • Revenir à l’investissement des organismes institutionnels (assurances, fonds de retraite, banques) ; en 1985 1,2 million de logements appartenaient à ces organismes, en 2018, il n’y en a plus que 250 000 ;
  • Revenir à l’investissement de la Caisse des dépôts dans le logement locatif.

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