Il ne sera pas dit que les industriels de l’alimentaire seront restés inactifs en cette fin d’année 2011.
Après les semences et les OGM les voilà partis à l’assaut des farines animales de triste notoriété.
Pour cela les producteurs industriels, via la FNSEA s’appuient sur le très respectable Conseil national de l’alimentation (CNA) qui compte nous faire avaler ces farines d’un nouveau genre. Personne n’oublie cette expérience à grande échelle, qui a donné de bien tristes résultats avec quelque 200 morts attribués à l’épizootie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).
Notons au passage que la FNSEA s’autorise d’oublier le rapport de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) qui a rendu un avis défavorable sur le sujet des farines animales le 16 novembre.
Le sempiternel argument de la faim dans le monde nous est resservi pour l’occasion, quand une bonne répartition des richesses réglerait le problème d’une manière définitive.
Le gouvernement par la voix de son ministre de l’Agriculture rejette l’éventualité d’une réintroduction des farines animales en France… comme pour les OGM.
Attendons de voir la solidité des convictions de ce gouvernement.
Entre les consommateurs, leurs familles et la finance que vont-ils choisir ?
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