Nos cotisations salariales et nos impôts ne doivent pas financer les dettes bancaires !

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Passées les fêtes, re-voici la rigueur sociale pour payer les dettes bancaires !

En effet, qui croira une minute que de nouveaux allégements de charges sociales des entreprises vont créer de l’emploi ! Cela n’a jamais été prouvé. Ce sont les actionnaires, les banques et les paradis fiscaux qui vont en profiter. Pas un euro n’ira dans l’emploi et bien peu dans l’investissement au prétexte de la conjoncture. Comme toujours il sera demandé à l’État qu’il utilise l’impôt pour soutenir l’investissement et l’emploi des entreprises privées.

La CSG, la TVA sociale, le prélèvement mensuel de l’impôt par les entreprises n’ont eu qu’un objectif : transférer sur les familles, les salariés, les artisans et les entreprises familiales le coût de la protection sociale, de la santé, des retraites et de l’indemnisation du chômage.

Sous un seul prétexte et sans aucun résultat prouvé : alléger le coût de la main-d’œuvre et créer de l’emploi privé.

C’est pour éviter ces détournements qu’en 1945 a été inventé le financement de la sécurité sociale par prélèvement direct sur la masse salariale. Chacun contribuant selon ses moyens et recevant selon ses besoins individuels et familiaux.

Le battage pré-électoral fait autour de la CSG et du tripatouillage du quotient familial ont aujourd’hui une autre raison, masquée, car encore plus impopulaire : le paiement par l’impôt des dettes bancaires tel que décidé aux récents « sommets » financiers européens et mondiaux.

L’UFAL s’oppose fermement à toute fiscalisation des cotisations sociales ce qui aurait pour conséquence de priver toute notre protection sociale de recettes spécifiques et de permettre son abandon aux acteurs privés.

C’est à l’impôt progressif d’appeler ceux qui ont et gagnent plus de contribuer davantage à l’impôt. Les revenus du capital et des transactions financières doivent revenir à des taux d’imposition significatifs, notamment au détriment des « niches défiscalisées » non productrices d’emploi.

L’UFAL rappelle que les barèmes et le principe du quotient familial ont été négociés à l’origine avec les seules organisations syndicales car assis sur la masse salariale et la connaissance concrète des besoins familiaux. Ce principe doit être préservé de l’intervention de l’État et des employeurs.

L’UFAL souligne enfin que le quotient familial permet à de très nombreuses familles aux revenus modestes de ne pas payer l’impôt sur le revenu et que sa suppression les rendrait immédiatement imposables à un niveau élevé.

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