Cent ans après, la remise à plat de la fiscalité doit remettre en selle l’impôt sur le revenu !

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L’Union des familles laïques se félicite du souhait de l’exécutif de remettre à plat le système fiscal français.

Depuis des décennies, notre système est de plus en plus injuste et complexe. Les niches fiscales, avec le bouclier fiscal sarkozyste en point d’orgue (supprimé depuis cette année), transforment l’impôt sur le revenu en un véritable gruyère réduisant les impositions des plus riches et créant un appel d’air compensé par les augmentations des impositions de tous.

L’UFAL est attachée au principe de la progressivité de l’impôt républicain. Cette progressivité n’est pas une spoliation des plus riches, mais permet une juste contribution au regard des revenus de chacun. Or seul l’impôt sur le revenu la permet, non les impôts indirects (TVA) ni la CSG : c’est pourtant cet impôt sur le revenu dont, depuis des décennies, le poids ne cesse de diminuer dans les recettes de l’État (20 % seulement) au profit des impôts indirects, indolores, mais dégressifs avec le revenu.

Ainsi, nous dénonçons l’augmentation des taux de TVA au 1er janvier 2014 qui constitue un moyen facile, mais injuste d’assainir un budget creusé par les mesures du gouvernement précédent. Nous regrettons aussi que malgré le retour aux affaires d’un gouvernement socialiste, rien n’ait été fait pour rendre plus juste les impositions locales : les taxes locales sont plus élevées dans les cités populaires qu’à Paris.

Nous regrettons de voir les taux d’imposition des grandes entreprises moins élevés que ceux auxquels sont soumis les PME.

Le gouvernement sarkozyste n’avait pas peur de mettre en œuvre une politique de classe. L’UFAL regrette par conséquent qu’il n’y ait pas eu un juste retour en direction des classes populaires et moyennes de la part du nouveau gouvernement.

Nous resterons vigilants sur le contenu de la remise à plat prônée par le Premier ministre, mais aussi sur ses modalités. Les classes moyennes ne doivent pas en faire une nouvelle fois les frais. L’opportunité de fêter dignement le centenaire de l’impôt sur le revenu ne saurait être gâchée par une énième déception !

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