L’hostilité de la majorité du Sénat à la liberté de chacun de décider de sa propre fin de vie est connue, mais c’est à une caricature de débat que l’on a assisté lors de l’examen, par la haute chambre, de la proposition de loi votée par l’Assemblée Nationale.
Les rapporteurs de la Commission des affaires sociales du Sénat avaient déjà largement dénaturé la
proposition de loi en un retour pur et simple à la loi Cleys-Leonetti, dont le texte adopté par l’AN entendait précisément pallier les insuffisances.
Le Collectif ne peut oublier que les arguments prétendument anthropologiques avancés sur l’interdit
fondamental que « la vie humaine ne se donne pas et ne se supprime pas […] rappellent ceux qui étaient avancés, il n’y a pas si longtemps, pour s’opposer à l’IVG ou tenter de donner un statut juridique de personne au fœtus.
Le Collectif réaffirme que la généralisation et l’amélioration des soins palliatifs est une nécessité avérée et urgente, qui ne peut pour autant se substituer au droit de chacun à une mort choisie. La volonté très largement exprimée par les patients, les familles, les citoyens via la Convention citoyenne, doit être respectée.
Le Collectif suivra avec attention le parcours législatif de la proposition de loi après son retour à l’Assemblée Nationale.
Fait à Paris, le 03 février 2026
Associations signataires
- Agir pour la Laïcité et les valeurs républicains
- Association des Libres Penseurs de France
- Association Laïcité-Liberté
- Chevalier de la Barre (Le)
- Comité – Laïcité – République
- Comité de réflexion et d’action laïque – CREAL76
- Egalité, Laïcité, Europe – EGALE
- Femmes Contre les Intégrismes – FCI
- Grand Orient de France
- Grand Orient Latino Américain
- Ligue du Droit International des Femmes (la) – (L.D.I.F.)
- Observatoire de la Laïcité de Provence (OLPA)
- Réseau1905
- Union des Familles Laïques – (U.F.A.L.)
- Unité Laïque