2015 : l’UFAL demande que les élus s’abstiennent de participer à des manifestations cultuelles

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La fin de l’année 2014 aura été marquée par la polémique autour des crèches religieuses présentes dans certaines collectivités publiques.

Ce fut surtout l’occasion pour l’extrême-droite catholique de pousser ses provocations contre la République et la laïcité.

De même, de trop nombreuses municipalités ont financé et participé à la fête juive d’Hanoucca.

La République est une et indivisible. La laïcité ce n’est pas l’organisation municipale de la foire aux cultes, mais l’abstention totale de la puissance publique en matière religieuse.

La loi du 9 décembre 1905 dispose dans son article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte »

Organiser une réception pour fêter le début du Ramadan, installer des crèches catholiques dans les collectivités territoriales, allumer en public des chandelles d’Hanoucca, financer des crèches d’enfants religieuses constitue une violation de la Laïcité dont trop de villes et Paris en premier lieu ont pris l’habitude.

Utiliser des fonds publics pour célébrer des fêtes religieuses, rythmer la vie politique sur les calendriers religieux, c’est contraire à la laïcité.

Dans l’exercice de leur fonction, les élus doivent être neutres et rassembler les citoyens sans prendre part à des manifestations cultuelles, que ce soit par convictions personnelles ou par électoralisme.

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9 commentaires

  1. Etre pour la laïcité ne veut pas dire devenir stupide au point de se mobiliser contre une crèche dans un espace public. Si les catholiques disent voir dans cet enfant le maître du monde, je rêve que tous nos élus, choisissent cette humble façon de vivre car cela ne coûterait rien aux finances publiques. Puisse cet enfant ouvrir les yeux sur tous les enfants que l’on rejette même de nos cimetières!

    • Marcolino PIRES on

      Pendant que l’on nous enfume avec toutes ces conneries d’un autre temps, ceux qui ont le pognon, parce qu’ils nous l’ont volé, continuent encore et toujours de se gaver sur notre dos.

      Alors que ceux qui veulent du cultuelle s’en charge en privé et qu’ils arrêtent de nous casser les couilles avec leurs histoires à dormir debout. Pour rappel toute religion ne sert qu’à maintenir le pouvoir des puissants déjà en place ou bien à imposer son propre pouvoir ou dictature !

      Vive la raison, à bas l’obscurantisme, vive la Laïcité !

    • Chatmoine du latran on

      Effectivement, le profil du décideur abrupt de refuser cette sépulture serait peut-être entrain de changer…? ira-t-il à confesse…? Dieu seul le sait…!

    • Cellule Communication on

      Votre rêve vous appartient mais n’est pas celui de tous les citoyens, c’est pourquoi l’espace public doit être neutre.

  2. Je souscris a cette demande aux élus de s’abstenir de participer à des réunions cultuelles ,simplement par respect : »“Déclaration des droits de l’Homme” (1793) et le contenu de la loi du 9 décembre 1905 dont l’application suffit à régler le fameux “vivre ensemble ». Et montrer ainsi à tous que la République est une et indivisible, et non soluble dans la démagogie électorale.

  3. Je ne comprends toujours pas l’intérêt de vos prises de position, certes moins agressives qu’à l’ordinaire, mais toujours intolérantes.

    Est-il possible que le « vivre ensemble » soit possible si les dimensions philosophiques des uns (laïcité, conceptions politiques) peuvent s’exprimer sans aucune limite et celles des autres (croyances religieuses, visions anthropologiques, conception d’un homme social nourri par la foi) soient vouées à un silence total ?

    Votre discours sur le fond est fatiguant. Heureusement aujourd’hui vous avez été un peu moins agressifs et injurieux : c’est dire votre niveau d’intolérance habituelle !

    • Cellule Communication on

      Vous ne semblez pas comprendre que la laïcité permet ce que que vous listez ; croyances religieuses, visions anthropologiques, conception d’un homme social nourri par la foi, justement parce que pour la loi elle les ignore tous. L’intérêt commun, le faire société, c’est savoir que pour lier les particularités individuelles, il faut un liant qui les transcendent.