L'UFAL apporte son soutien au Tour de France organisé par les SansRien.
Revue de presse des SansRien
Voir cette chronique dans la revue de presse de l'UFAL
Interview de Fabienne Jouvet des SansRien
Interview : Première partie - Deuxième partie - Troisième partie
Annonces des dates du Tour
Les Dates du Tour de France des SansRien :
Bordeaux - 9 juin
Bayonne - 9 et 10 juin
Toulouse - 10 et 11 juin
Montpellier - 11 et 12 juin
Marseille - 12 et 13 juin
Lyon - 13 et 14 juin
Dijon - 14, 15 et 16 juin
Strasbourg - 16 et 17 juin
Metz - 17 et 18 juin
Lille - 18 et 19 juin
Rennes - 19 et 20 juin
Tours - 20 et 21 juin
Paris - 21 au 24 juin
Plus d'infos sur le site des SansRien
ou contactez par mail
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Pourquoi l'UFAL soutient les SansRien ?
Pourquoi l’Union
des Familles Laïques apporte-t-elle son soutien à l’action des
« invisibles en marche » organisée par le réseau des SansRien ?
Les SansRien lancent
un cri de révolte qui a deux objectifs. Le premier, c’est de dénoncer les
situations inacceptables de précarité qui se développent. Le deuxième, c’est de
revendiquer les moyens de mener une vie digne et d’exercer sa citoyenneté.
Les SansRien ne
demandent pas la charité. Ils refusent le fonctionnement caritatif parce qu'il
enferme les précaires dans une catégorie de laissés pour compte, de
demi-citoyens, de sous-individus, et permet à la minorité qui bénéficie du
système actuel de se donner bonne conscience à peu de frais en finançant
quelques bonnes œuvres. La charité nie la dignité de celui qui reçoit et qui
est dans le besoin. Il n'y a donc plus d'égalité et d'entraide entre les
citoyens. Paradoxalement, l'action caritative contredit la solidarité entre les
citoyens.
Le Pacte
Républicain passé entre les citoyens repose viscéralement sur l'égalité et sur le
sentiment de partager un avenir commun. Dès lors la solidarité et l'entraide
sont une évidence. Pour ces raisons de liens indéfectibles entre les citoyens,
le néolibéralisme a pris pour cible les valeurs de notre Pacte Républicain. En
effet, de telles valeurs sont incompatibles avec l'exploitation d'une majorité
de la population qui génère toujours plus de précarité. Cette précarité, le
néolibéralisme la considère comme un « dégât collatéral », mais aussi
comme l’instrument nécessaire pour faire pression sur ceux qu'il exploite. Dans
les deux cas, on brise des vies et on détruit des existences avec un mépris
inacceptable.
L’UFAL a décidé
de soutenir « les invisibles en marche » parce qu'à l'inverse des
principes libéraux et communautaristes, leur action revendique pour chacun
l'égalité, la dignité et la possibilité d’exercer sa citoyenneté, ce qui
implique une remise en cause radicale des dérives de notre organisation sociale
pour la remettre sur les rails d'un Pacte Républicain passé entre des citoyens
solidaires et égaux entre eux.
L’UFAL soutient « les
invisibles en marche » parce qu’elle est une organisation du mouvement
social, et nous déplorons que des individus soient obligés de s’organiser et de
se mobiliser pour faire valoir leurs droits de citoyens à recevoir la
solidarité républicaine, délaissés qu’ils sont par les institutions
intermédiaires et la majorité du mouvement social.
L’UFAL soutient « les
invisibles en marche » parce que nous voulons dépasser le mode
d'assistance par la charité et construire un Pacte Républicain qui permettrait
de rendre égaux en dignité tous les citoyens, c'est à dire renouer concrètement
avec le sentiment d'être tous liés par un avenir commun, et réinstaller
l'évidence de l'entraide et de la solidarité entre nous.
C’est ainsi que
nous sommes très impliqués dans la défense de la sécurité sociale solidaire,
que nous tenons partout où nous sommes implantés des permanences sociales, que
nous nous appliquons à redéfinir l’éducation populaire pour que celle-ci œuvre
à nouveau pour l’émancipation et la transformation sociale, que nous bataillons
depuis vingt ans pour d’un revenu social à l’enfant et au jeune, etc.
L’UFAL assure la
coordination de plusieurs étapes : Pau, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Lille,
Metz, Rennes, Paris.
Présentation des SansRien
Nous "
Sansrien " souhaitons faire connaître au plus grand nombre la réalité
de la précarité vécue au quotidien et ses effets pervers, nous sommes les
portes paroles de toute notre tribu, les précaires. Il faut que nous soyons entendus, aidez nous
à ce que nos voix portent loin et haut.
QUI
SOMMES NOUS ?
Nous
sommes :
Ø
Des salariés;
précarisés par des salaires de misère qui ne suffisent plus à subvenir aux
besoins primaires de logement, de nourriture, de chauffage et d'eau ;
Ø
Des femmes, des hommes seuls,
qui élèvent un ou plusieurs enfants, et qui avec un SMIC doivent pourvoir aux
frais primaires (logement, nourriture, chauffage, eau) mais aussi aux frais de
garde des enfants, de cantine, et de transport ;
Ø
Des personnes handicapées qui ne
peuvent vivre dignement, juste tenter de survivre avec une allocation d'adulte
handicapé, ou une pension d’invalidité qui n'atteint même pas l'équivalant d'un
SMIC, à l’heure ou l’état nous refuse le droit à l’euthanasie, les mêmes
permettent notre assassinat collectif, car l’énergie que l’ont met dans notre
survie et celle de nos enfants est autant d’énergie de moins à combattre la
maladie.
Difficile
un suivi médical, oubliés les soins dentaires, les suivis ophtalmologiques,
beaucoup ne voient plus le médecin que dans l’urgence, que dire des besoins
essentiels alimentaires et vestimentaires.
Savez
vous que la maladie, le handicap, n’ont pas la décence d’attendre que nos
enfants soient grands ?
Ø
Des enfants ;
privés de culture, pour qui aucun loisir n'est possible, qui jamais ne
partent en vacances en colo, et encore moins en famille, qui ne savent pas
comment est faite une salle de théâtre, de concert.
Il y a des pères, des mères sans
enfants, la société leur à pris, Ils n’étaient pas mauvais parents pourtant, mais
l'assistante sociale leur a dit que c'était mieux pour eux, Ils auront un toit,
un lit des habits et à manger, mais seront ils heureux ? Avec 200 ou 300€ de
plus par mois, ils seraient encore dans leur maison, ensemble, mais voilà;
maman et papa sont à la rue, et les enfants sont perdus.
Ont donnera 1000€ ou plus à la famille d'accueil; ça donne
envie d’hurler, c’est la société qui devrait avoir honte, pas eux.
Ø
Des personnes âgées,
qui se laissent tomber, des suicidés laissant des orphelins ou
des parents désespérés, des chômeurs, des Rmistes,
des intérimaires, ou encore des malades,
des Handicapés, des travailleurs précaires,
à temps partiel,
des intermittents du spectacle ; des étudiants, des sans-papiers.
Voilà notre TRIBU, celle dont ont se revendique.
QUE REPRÉSENTENT LES "SANSRIEN" ?
Les SansRien, réseau de résistance contre la misère et la précarité,
ce sont plus de 3000 personnes, membres et sympathisants, issus de milieu
divers, qui sont entrés en résistance.
QUELLES SONT
NOS REVENDICATIONS ?
La mise en place d'une commission que nous souhaitons animer, pour trouver des solutions
immédiates, comme celle de l'application d'une "chartre de respect"
qui ne permettrait plus sous peine de sanction, l'humiliation de gens
précarisés par des salariés de services sociaux.
Une formation spécifique de tous les acteurs sociaux pour mieux appréhender ce public fragile que nous sommes.
Le maintient des enfants dans leurs familles quand la seule raison motivant le placement est matérielle
ou directement liée au manque d’argent.
Etre mandatés pour aller
dans les CAF, les Conseils généraux, les centres de Sécurité Social, les CCAS, pour aider les travailleurs sociaux à mieux appréhender ce
public de précaire que nous sommes, en témoignant de nos expériences, et de
celles qui nous sont confiées, afin d’apaiser des relations souvent difficiles,
et pour une meilleure compréhension de part et d’autre, participer à la création de plaquette informative afin
que chacun ne puisse plus méconnaître ses droits, comme ses devoirs.
Exiger, que l’ont nous reconnaisse comme CITOYEN,
Exiger, que l’ont respecte notre dignité,
Refuser d’être infantilisés, humiliés.
Un revenu au moins égal au smic, pour toute personne qui ne serait pas en état de
travailler, ou retravailler, et des
aides matériels et humaines suffisantes pour assurer une vie
digne à chacune de ces personnes.
Interdire l'expulsion de toute personne dites
"Sans-Papier" malade, ou
simplement quand son retour dans son pays d'origine la met en danger physique
ou psychologique.
Mettre en place des aides
éducatives, des moyens pour un suivit éducatif, efficace et cohérent, et une véritable collaboration dans le projet éducatif,
ou l’éducateur ne serait là que pour appuyer les parents afin que la maladie
qui les handicape, n’handicape pas leurs enfants, et qu’ils ne soient pas déchu de «fait» de leur rôle
parental.
L’accueil gratuit des enfants dans des structures de loisir (sport, culture, etc.).
La mise à disposition de places gratuites dans tous les lieux festifs, les
théâtres, les cinémas, les concerts, la prise
en charges des activités extra-scolaires sportives ou
culturelles.
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