L’UFAL, une association familiale contre le familialisme

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Pour nous, la famille n’est pas, contrairement aux dires des associations familialistes, la base de la société.

Pour nous la base est le citoyen, la citoyenne. Mais la famille est une catégorie sociale car le citoyen, la citoyenne vit majoritairement en famille. N’oublions pas quand même les 7 millions de personnes seules, et qui ne sont pas que des personnes âgées.

Alors que le code de la famille et de l’aide sociale de 1975 toujours en vigueur réduit la famille à tout couple marié avec ou sans enfants ou toute famille monoparentale, l’UFAL prône la révision de ce code pour tenir compte de toutes les nouvelles formes familiales (concubinage, couples homosexuels) avec ou sans enfants.

Force est de constater que les différents gouvernements n’ont pas tenu compte de l’accélération du changement des modes de vie et des demandes sociales. L’UFAL avec plus de 4000 familles adhérentes présentes dans plus de 40 départements, prône une laïcité permettant l’émancipation humaine par le principe de stricte séparation entre la sphère privée et la sphère publique. L’UFAL estime que les politiques familiales doivent respecter l’intégralité des principes laïques et républicains basés sur la promotion du citoyen, de la citoyenne.

Reliée à d’autres organisations de l’Union européenne, l’UFAL mène un combat internationaliste. Nous avons participé aux différentes campagnes sur la transmission du nom à l’enfant, sur le droit des homosexuels, sur l’égalité en droit des enfants légitimes, naturel et adultérins, etc.

Nous continuons à demander la modification du droit du divorce, considéré comme une simple rupture de la vie commune.

Nous continuerons à combattre pour l’égalité en droits des couples.

L’UFAL appelle de ses voeux la déclaration d’une politique de la petite enfance priorité nationale en créant le service public de garde d’enfants à domicile et le droit à toute famille d’avoir automatiquement une place de crèche dès lors qu’une demande est déposée.

Nous souhaitons qu’on distingue politiques sociale et fiscale : d’où notre hostilité à la mise sous conditions de ressources des allocations familiales (et pourquoi pas, demain, l’assurance-maladie au nom du même principe…)

Nous continuons à demander l’instauration d’un revenu social à l’enfant et au jeune, dès le premier enfant, en lieu et place des allocations familiales qui ne démarrent qu’au deuxième enfant, car nous pensons qu’il faut partir de l’enfant et non de la famille..

Oui, la famille est une catégorie sociale, c’est pourquoi notre Union a pour objectif dans la décennie le maillage total sur tout le territoire de groupes d’hommes et de femmes positionnés sur les bases de la gauche républicaine, laïque, écologique et sociale aux fins d’agir pour pousser les pouvoirs publics à répondre enfin aux exigences sociales des citoyens et citoyennes de ce pays. Nous sommes tournés vers l’action en direction des pouvoirs publics, mais aussi vers l’action en direction des citoyens et de leurs familles, par la fourniture de services (aide familiale aux leçons, gestion de ludothèques et de ludobus, permanences conseils et juridiques, etc.). Ainsi, faisant en sorte que le droit soit davantage conforme aux nouveaux modes de vie, notamment de la jeunesse, notre objectif est moins le bout du chemin que le chemin lui-même.

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