Après 4 ans de gestation, le CCNE accouche enfin d’un avis positif sur l’ouverture de la PMA

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Plus de 4 ans après s’être saisi de la question, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) vient enfin de rendre un avis positif sur l’accès à l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) pour les femmes célibataires et les couples de femmes.
L’UFAL se réjouit de l’avis de cette autorité morale que le Président de la République s’est engagé à suivre.
C’est maintenant au tour du législateur d’inscrire rapidement à l’ordre du jour ce sujet. Il devra définir une méthodologie et un calendrier précis, qui devront absolument éviter les blocages par une minorité réactionnaire comme nous l’avons vécu au moment du débat sur le mariage pour tous.
Les adaptations du droit à l’évolution de notre société se sont en effet arrêtées au milieu du gué lors du dernier quinquennat. Il est temps de reprendre le travail, car la « PMA pour toutes  » n’est pas le seul sujet, il y a par exemple beaucoup à faire sur la filiation.
La « PMA pour toutes » est une avancée pour l’autonomie, la liberté de disposer de son corps et l’égalité de toutes les femmes que notre législation actuelle empêche, obligeant des milliers de femmes à se rendre dans les pays limitrophes qui l’autorisent.
Le législateur devra se préoccuper de plusieurs questions comme le risque de pénurie de gamètes, car les donneurs de sperme sont en nombre insuffisant, et la prise en charge des frais. Comme il ne saurait être question de prioriser l’accès aux gamètes en fonction du type de demande, une campagne renouvelée d’incitation aux dons de sperme et des moyens permettant des conditions optimales d’accueil dans les CECOS devront accompagner l’accroissement de la demande qui en résultera.
L’UFAL sera également attentive à ce que les grands principes de la bioéthique comme l’anonymat et la gratuité du don soient garantis.

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7 commentaires

  1. Réjouissons-nous !
    Vive le marché !
    Vive la propriété privée !
    Célébrons le pouvoir médical !
    Accueillons les enfants du SIGLE
    Commençons à réfléchir à des centres d’élevage des bourdons
    Vive l’avancée pour l’autonomie !
    La fin de l’eugénisme !
    Gérons néanmoins la pénurie de gamètes ! (La Chine peut-être, le Bon Coin…)
    Enfin un monde technique et désenchanté, dépoétisé, déniaisé, débarrassé des encombrants, de ces erreurs de la nature (nature je te hais !), zéro défaut, sans haine.

    • Nicolas Gavrilenko on

      Dites vous cela de toutes les avancés techniques et médicales, ou seulement de celles qui concernent les femmes ?

  2. Lorsque l’on est abonné à votre site on reçoit en notification individuelle même les commentaires indécents et inacceptables que vous ne publiez pas, comme sur cet article ceux infamants de deux zozos que je ne nommerai pas pour ne pas leur faire de publicité.
    Pouvez vous y remédier en ne nous notifiant pas les commentaires que vous censurez très légitimement et ainsi nous éviter ces commentaires à vomir ?
    Merci d’avance et “mort aux cons !” même si c’est un très vaste programme…

    • Nicolas Gavrilenko on

      Bonjour, nous réfléchissons au meilleur moyen de modérer les commentaires tout en gardant une certaine fluidité dans les réactions. Désolé pour ces désagréments, mais cela ne devrait pas durer.

  3. Je suis très réservé sur la PMA car je connais trop de douleurs et traumatismes à ne pas connaître son géniteur. La PMA satisfait le droit “à l’enfant” des couples lesbiens mais oublie le “droit de l’enfant” à connaitre ses origines.
    Innexorablement, demain sera ouvert le débat sur la GPA pour les couples homosexuels donc la marchandisation du ventre féminin.
    L’UFAL a autre chose à faire que de rentrer dans ce débat car notre énergie doit se consacrer aux fondamentaux de la laïcité.
    Je me souviens d’un propos de José Bové opposé à toute manipulation du vivant.

  4. Du sérieux, un juriste du CNRS, écrivant dans le journal à sensation : “le Monde” , daté du 9 juilllet (c’est ainsi que l’on dit pour ce journal) à propos de la GPA :

    “Aussi, on peut trouver dans cette technique une dimension émancipatrice pour les femmes car pour la 1re fois, elles seraient rémunérées pour un “travail” (NDRL : les guillemets sont de l’auteur de l’ article) qu’elles ont accompli depuis toujours gratuitement”
    dimension émancipatrice, en effet