Tourner la page du sarkozysme : une nécessité citoyenne

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En 2007, l’UFAL avait fait un communiqué pour mettre en garde contre le risque de régression sociale que portait le candidat Sarkozy. L’histoire lui a malheureusement donné raison.

Tant et si bien que de nombreuses organisations syndicales et associatives (1)la CGT, SOS Racisme, l’UNEF, le Snes-FSU, la LDH, le CLR, l’Inter-LGBT, ATTAC, Solidaires, etc ont appelé cette année à faire battre Sarkozy, certaines avant même le premier tour, la plupart n’ayant jamais pris position jusqu’alors lors d’une échéance électorale.

Alors qu’il s’était fait le chantre des “valeurs républicaines”, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse, pendant 5 ans, d’attaquer la République dans ses principes (laïcité, École publique, acquis du CNR), dans son indépendance (ralliement à l’OTAN), et dans sa souveraineté (traité de Lisbonne). Aujourd’hui, il court après les voix du FN et divise, plus que jamais, les français, en opposant les “vrais” travailleurs aux “assistés”, les salariés du privé à ceux du public, les non syndiqués aux syndiqués. Tout cela est très inquiétant. Les 5 dernières années n’auront été qu’une longue succession de régressions sociales pour les citoyens et leurs familles, et gageons qu’ils sortiront encore plus exsangues de 5 années supplémentaires de sarkozysme : la cure d’austérité que Sarkozy appelle de ses vœux fragilisera encore davantage les plus précaires et creusera encore plus les inégalités.

Si une association familiale n’a pas à afficher une préférence partisane, il est de notre responsabilité citoyenne d’alerter nos adhérents et nos sympathisants sur les menaces qui pèsent sur nos vies et notre société. Vouloir tourner la page du sarkozysme, ce n’est en aucun cas donner un chèque en blanc et encore moins soutenir une autre candidature. Nous considérons simplement que c’est un préalable nécessaire à toute idée de progrès pour que la France retrouve le chemin de la République sociale et laïque.

Comme aucun des programmes en concurrence ne nous permet d’être rassurés en ce qui concerne la défense de la laïcité, l’école publique, la politique fiscale, la redistribution des richesses ou la lutte contre le néo-libéralisme, quel que soit l’élu au soir du 6 mai, l’UFAL restera résolument engagée dans le mouvement social et familial pour défendre les intérêts des citoyens et leurs familles et reprendre le chemin de la République sociale et laïque.

Note(s)   [ + ]

1. la CGT, SOS Racisme, l’UNEF, le Snes-FSU, la LDH, le CLR, l’Inter-LGBT, ATTAC, Solidaires, etc
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