Rapport de la Banque Mondiale : Contre l’effet de serre, allons rafraîchir les actionnaires

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La Banque Mondiale vient de rendre (18 novembre 2012) un rapport sur les impacts du changement climatique en cours. Ce rapport ne laisse aucune ambiguïté : le développement productiviste nous conduit à une augmentation de la température du globe qui pourrait atteindre +4 °C en 2060 !

Les conséquences sur les terres cultivables, l’eau potable, la biodiversité et les populations animales seraient catastrophiques. Cet effet à lui seul menace l’équilibre mondial et des centaines de millions (voire des milliards) de personnes. Les phénomènes climatiques violents et destructeurs ne feront que s’amplifier, tant en intensité qu’en fréquence, menaçant toutes les parties du globe (y compris nos petits villages où il faisait bon vivre…).

Le président de la Banque Mondiale en personne, Jim Yong King, développe l’idée de notre responsabilité en disant : « Nous n’en finirons jamais avec la pauvreté si nous ne réglons pas le problème du changement climatique ». C’est dire si la crise est grave…

Il est absolument nécessaire que la prévention des risques naturels et industriels devienne une affaire de pouvoirs publics. Et pour « le reste », les solutions proposées par l’UFAL ne sont pas celles de la Banque Mondiale !

L’UFAL, association familiale, donc concernée par l’avenir de la société, rappelle aux citoyens et à leurs familles que cet aspect de la crise n’est pas simplement environnemental. Il pose la question : « Qui détient le pouvoir dans notre société ? ». Aujourd’hui, une minorité sociale possède seule le droit d’orienter la production : elle le fait pour son seul profit et nous conduit à la catastrophe sociale et écologique. En France, 5e puissance mondiale, la totalité de la croissance du PIB entre 2001 et 2010 a été captée par les 3500 plus riches foyers fiscaux de notre pays qui compte 20 millions de foyers fiscaux (source CERC 2011).

Face à cela, des alternatives pour modifier notre avenir climatique et social existent et sont déjà pratiquées. Mais les développer davantage requiert une modification de nos structures de production et de distribution (les entreprises) afin que les citoyens qui y travaillent s’en réapproprient le contrôle au lieu d’en être les simples « employés ». Parmi ces alternatives, l’économie sociale et solidaire (ESS) représente aujourd’hui 10 % du travail en France. Il existe (déjà aujourd’hui !) des alternatives à l’organisation sociale productiviste responsable de la crise économique et écologique que nous subissons.

L’UFAL considère que nous devons cesser d’être obligés de produire des objets polluants, de la mauvaise nourriture, des logements impossibles à chauffer et de la publicité stupide pour vendre le tout. C’est à nous d’agir afin d’orienter notre production en fonction des enjeux sociaux et écologiques que nous vivons.

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