Le travail c’est la santé

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Cette vieille rengaine, tout le monde l’a entendue au moins une fois dans sa vie. Que ce soit sérieusement, plus légèrement ou en musique. Le travail c’est la santé.

Sans définir la position que chacun peut avoir du travail, sans définir une position philosophique contre une autre, il est important de voir aussi le travail comme un moyen de subsistance et de création de richesse. Le travail est un revenu.

Sans cette dimension le reste est difficilement envisageable.

La répartition du travail et de la richesse n’étant pas toujours celle que l’on veut nous faire croire dans les médias bien pensants.

Aujourd’hui le travail se raréfie dans le monde occidental. Se raréfie-t-il, ou le raréfie-t-on ?

Fin 2010 la France comptait 5 millions de chômeurs, 3 millions de travailleurs précaires, 3 millions de salariés à temps partiel, 8 millions de personnes pauvres (en dessous du seuil de 950 €/mois). La France compte 23 millions de salariés gagnant moins de 1580 €/mois.

Le gouvernement vient de nous annoncer 37 000 chômeurs supplémentaires faisant passer le taux de chômage de 9.1 % à 9.3 % au troisième trimestre 2011.

N’oublions pas qu’au passage le droit du travail est attaqué, que les séparations à l’amiable sont de plus en plus courantes dans les entreprises, que les créations des micros entreprises masquent en partie aussi la réalité d’un délitement du salariat sou couvert de la libre entreprise.

Certes le ralentissement de l’activité économique explique en partie cela. Mais qui est responsable de cette politique économique ? Qui donne les grandes orientations en dirigeant l’argent vers l’activité boursière tout en abandonnant le secteur industriel ?

Le tout pour orienter l’argent vers la spéculation et le service de la dette.

La France n’a pourtant pas de problème de richesse et la crise n’existe pas pour tout le monde. Que l’on se rende compte que les grandes entreprises ont augmenté leurs profits en 2010, que la concentration des ces entreprises est de plus en plus grande et est destructrice du maillage sur le terrain. N’oublions pas que ce sont les PME qui sont les plus créatrice d’emplois. Les 10 plus grosses fortunes de France possèdent 14.2 millions d’années de SMIC, et 3 milliards d’euros sont partagés tous les ans entre les 100 plus gros contribuables français… 5 % de Français possèdent 50 % du patrimoine. Tout cela sur fond de fraude fiscale.

De l’argent il y en a. Il n’est donc pas question d’envisager une « TVA sociale » payées par les salariés, alors que les grandes fortunes sont de plus en plus exemptes d’une juste rétribution à l’effort national.

Les travailleuses, les travailleurs, les salariés d’une manière générale, source de production et de richesse, ne sont pas responsables des décisions prises par la finance et les politiques suiveurs de cette finance. Nous sommes laissés sur le bas-côté.

Souvent ces travailleuses et travailleurs défendent leur outil de travail, car ils sont fiers de leur savoir-faire, ils sont fiers de faire vivre leurs familles. Ils sont aussi conscients que les délocalisations, hormis le fait qu’elles ne leur profitent pas, ne profitent que peu aux travailleuses et travailleurs d’autres pays. Ces opérations ne sont souvent que financières et ponctuelles. Car l’herbe est toute moins chère ailleurs.

La perte d’un emploi, c’est de la misère qui s’installe. La perte des droits sociaux acquis par des générations en lutte c’est aussi de la misère pour nos enfants.

Pourtant on peut faire autrement. On peut mettre en avant des compétences industrielles, des savoirs faire particuliers. On peut défendre des lignes de produits, de production qui donnent une véritable image positive des ces produits. Des produits qui durent, qui se réparent, qui méritent des pièces détachées et un réseau de dépannage efficace pourvoyeur d’emplois. Des accords de production et de distribution peuvent passer entre fabricants et vendeurs.

Le social s’en porterait mieux.

Le travail serait à nouveau valorisé et redeviendrait un revenu et non plus une charge comme on tente de nous le faire avaler.

Notre sécurité sociale aussi se porterait mieux. Notre parc de logement sûrement également et nous pourrions repousser la finance à ce qu’elle est… une ponction sur la misère, en supprimant la misère.

L’UFAL défend toujours les citoyens et leurs familles.

Note :
A lire aussi : « Un revenu pour travailler« , par Jean Zin

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